Sunday, December 25, 2011

Aux hommes de bonne volonté

Comment va le dicton, adage ou écriture? Ah oui : « Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté….. »

     Ces mots sont pour moi tout ce qu’il y a de beau et de bon dans la religion. Depuis ma naissance, je traîne un bagage Judéo-chrétien d’une inutilité déconcertante (vous devinerez que je ne crois pas en un dieu quelconque) mais quand je lis ces quelques mots, ils me touchent. Pour moi, ils résument ce que tous ces illuminés ont essayé de nous inculquer à travers les bibles, écritures coraniques ou autres : L’élaboration d’une démarche effectuée pour montrer son intérêt envers quelqu’un ou quelque chose. Les anglophones ont d’ailleurs un mot magnifique pour définir le tout : « Goodwill ». Pourquoi magnifique. Parce que « goodwill » implique quelque chose de bien, de droit et surtout, d’une volonté personnelle qui vise à améliorer une situation.

Certains d’entre vous vont penser que la tourtière passe mal cette année et en fait, cela est tout ce qu’il y a de vrai. Pour des raisons que je n’expliquerai pas (rien n’est simple pour moi ces temps-ci) je passe les Fêtes seul. Je devais être ailleurs et pourtant, me voilà ici à Montréal rongeant mon frein. Je ne suis et ne serai pas avec la personne qui importe pour moi plus que tout au monde et je me soigne. Mais bon, il y a quelque chose de bon voire très bon, avec le fait d’être seul pour la première fois (à vie) pendant les réjouissances des Noël. Il m’est possible de réfléchir et de jauger mon cheminement sans distractions ou angoisses. En effet, je suis fort aise de cette vacuité commerciale et l’absence de décorations de Noël dans ce petit univers qu’est mon modeste appartement. J’ai volontairement refusé les invitations à la fête pour justement m’offrir pour la toute première fois, un moment de réflexion une pause et surtout, de ne pas surfer sur cette ignoble vague commerciale qu’est Noël.

     Attention! Je ne diminue en rien votre joie ou votre fierté d’offrir des repas ou cadeaux aux êtres que vous aimez. Parbleu NON! Je suis très heureux pour vous d’ailleurs. Profitez de l’amour qui vous entoure et surtout, redonnez de ce même amour…. C’est la seule chose qui compte. J’ai de grands enfants et je peux vous dire que l’odeur du ragoût de pattes et du bouilli me manque cette année. J’ai toujours aimé le bruit des gens qui rigolent et racontent les faits marquants de l’année qui se termine pendant que je suis de corvée aux fourneaux. Les ados qui venaient piller mes casseroles étaient chassés à coups de cuillère de bois et bien entendu, tout ça n’était que l’indice attendu : Les jeunes fauves allaient tout dévorer en rigolant et expliquant comment ils allaient changer le monde! Ils dévoraient et s’exprimaient et j’étais très heureux qu’ils le fassent. Qu’est-ce que tout ça vient faire avec la religion? Peut-être une certaine nostalgie de ce que les Noëls d’antan étaient? Bien que je déteste les religions pour ce qu’elles ont fait et continuent de faire au monde entier (le moyen orient est un exemple) je dois avouer que Noël était bien différent quand j’étais un gamin. L’église des années soixante est devenue un Costco et les repas rassembleurs sont devenus une pâle excuse pour gaver les enfants non pas de nourriture mais plutôt, de cadeaux qui selon moi, dépassent largement ce qu’ils devraient être : une attention particulière qui vient appuyer l’amour inconditionnel qu’on éprouve pour les êtres aimés…. Mais bon. À chacun son selon.

Ceux qui me connaissent comprendront ce billet. J’ai grandi dans un milieu merdique et malgré tout, Noël a toujours été un souvenir que je garde précieusement dans cet écrin qui protège mes quelques bons moments au fil des ans. Je me souviens des messes de minuit (avec les grands-parents du côté paternel) pour lesquelles mes frères et moi-même étions réveillés, habillés de combinaisons de « Skidoo » et traînés à l’extérieur malgré nos plaintes. La neige craquait sous nos pas et l’air froid semblait vouloir faire éclater nos petits poumons. Assis sur la banquette arrière du « Galaxy 500 » du père, je grattais la mince couche de glace de la fenêtre arrière pour arriver à voir les milliers d’ampoules multicolores qui pendaient aux galeries ou balcons pendant notre déplacement vers l’Oratoire. Et là, comme à chaque Noël, les larmes me montaient aux yeux en entendant la chorale. Quelque chose en moi s’effondre quand j’entends de nombreuses voix s’unir pour faire valoir le contrepoint et l’harmonie des chants sacrés de Noël. J’ai probablement développé mon intérêt pour l’harmonie et la musique pendant ces messes. Puis, nous revenions à la maison pour y recevoir un ou deux cadeaux. Les bottes étaient lancées dans le bain et les cadeaux étaient offerts. Rien de majeur, mais des choses comme des soldats de plombs ou des albums genre « Arthur le Fantôme » (dont j’étais friand) et croyez-moi, nous étions au septième ciel. Pendant ces quelques heures, tout le monde était en état de béatitude évidente. Ce furent les seuls moments de bonheur de ma jeune vie….. Je vous le jure.

     Mon parrain (nul autre que Auguste Ferland, Supérieur des Saint Sulpiciens de Montréal) enlevait son col Mao et calait une ou deux bouteilles de « Rye » tout en jouant à son jeu de cartes favori; Le «Rough ». Son plaisir était de sacrer comme un plombier et de pourfendre les politiciens….. Puis, les années passèrent et le paradis s’est transformé en enfer. La religion a fait place aux commerces pendant que les familles explosaient ou s’effondraient. La religion fut enfin révélée pour ce qu’elle était; Un gigantesque trafic d’influence doublé d’un scandale de pédophilie à la grandeur de la planète (je parle ici de la religion Catholique bien entendu) et tout le monde a perdu le nord! Le respect a disparu, nos jeunes ne voient pas comment ni pourquoi ils devraient nous écouter ne serait-ce que pour toutes les gaffes de notre passé et en prime, le monde entier implose! Le Moyen-Orient brûle, des gens meurent à tous les jours. Nombreux sont les gens qui tombent sous les balles et des millions n’arrivent pas à offrir un minimum de nourriture à leurs enfants. La Corée du Nord voit sa population mourir de faim mais continue de développer des armes de destruction massive. Des millions d’enfants souffrent en ce moment et des millions d’adultes cherchent la réponse à la violence en priant….. Oui, en priant.

Ils prient ce même dieu qui est la cause même du conflit actuel! Le Moyen-Orient est à feu et à sang et vous savez comme moi que la religion y joue un rôle de premier plan. Au risque de m’égarer, ais-je entendu ces jours-ci que Steven « I’m a moron » Harper veut rouvrir le dossier de l’avortement? Non mais ça suffit espèce d’idiot!!! Peut-on passer à autre chose? Je ne sais pas où cet imbécile veut aller mais une chose est certaine, il faudrait que le Québec vote pour autre chose qu’une personne ou un bon « Jack ». Il faut voter pour une plateforme, un programme et une vision. Cela dit, le Canada ne nous offre pas grand-chose je vous l’accorde…

Je m’égare (comme toujours…..)

     Je tiens à remercier les gens qui me lisent (et qui doivent penser que je suis mûr pour l’Hôpital Douglas). Vous êtes d’ailleurs MON cadeau de Noël. Récemment, j’ai vécu une période noire et de déprime. De par ce que j’ai écris sur mon mur FB, de nombreuses personnes se sont inquiétées. J’ai reçu une montagne de courriels et de nombreux appels de plusieurs d’entre vous et vous savez quoi? J’ai été ému aux larmes. Je regrette encore une fois vous avoir fait de la peine et de savoir que vous êtes là, me donne de la force, de l’énergie et surtout, de la confiance pour mener à terme mes projets d’écriture. Vous avez été plusieurs à me dire que vous lisez mes niaiseries sur FB et que visitez le blogue. Je vous en remercie du fond du cœur. Je vous embrasse tous et toutes et sachez que je ne lâcherai pas.

En ce qui me concerne, dieu n’existe pas. Dieu c’est POPS dans la rue. Dieu c’est un bénévole, un ami ou quelqu’un qui voit qu’une personne souffre et agit. Dieu, c’est la mère monoparentale qui se sacrifie pour tout préparer en ce Noël pour faire plaisir à ses enfants et qu’ils ne manquent de rien (tu sais qui tu es). Dieu c’est vous, c’est nous et c’est tout…

Joyeux Noël à vous tous. J’espère que 2012 sera une belle grande année pour nous tous.

Je vous aime et je vous laisse sur cette petite vidéo d’une demoiselle qui chante quelque chose que vous aller identifier rapidement dans sa langue…. J’adore : )

Je pense à vous et vous serai reconnaissant pour toujours




Saturday, December 17, 2011

Noël, le Blues et le flou

Peu importe qui vous êtes, je tiens à vous remercier de me lire...

     Je ne sais pas si vous êtes un homme ou une femme mais je sais une chose, Noël est une période très difficile pour moi.

Étant de parents divorcés, j'ai été bousculé d'un côté à l'autre de la famille sans avoir été totalement et absolument accepté par le côté paternel ou maternel. En d'autres mots: Moi et mes faux-frères, avons été "tolérés" plutôt qu'aimés ou acceptés. C'est comme si je n'avais jamais vécu un véritable Noël parce que j'ai toujours été envoyé chez quelqu'un d'autre alors qu'on me disait que de l'autre côté, les choses allaient être meilleures.... Plus intéressantes ou à tout le moins, plus chaleureuses.... Nan. Rien de plus faux. Mon souvenir de jeunesse est très clair à ce niveau. J'étais envoyé de "l'autre côté" avec le message plus que distinct que les choses allaient et devaient être meilleures en y allant et que c'était pour le bien de tous!..... Ouf...

Je n'irai pas dans les détails de ma jeunesse (car ils sont laids) mais je puis vous dire que jusqu'à l'âge de seize ans, je n'ai jamais au grand jamais passé un Noël heureux. Jamais. Moi et mes faux-frères (j'expliquerai le tout un peu plus loin) étions traités comme des prisonniers politiques avec qui il fallait avoir une certaine gentillesse sans quoi, nos bourreaux étaient dans le pétrin. Pourquoi bourreaux? Parce que ces gens se foutaient totalement de nous.... Totalement.

J'explique. Mes parents nous ont (moi et mes faux-frères) abandonnés alors que je vivais ma quatrième année sur cette terre que j'aime de moins en moins. Nous avons donc été envoyés chez le grand-père maternel pour y vivre car ni ma mère ou mon héros de père ne voulaient de nous. Nous, veut dire moi et mes plus jeunes frères qui à la mort de mon père, furent désignés comme étant des "demi-frères". Nous avons donc vécu chez ce monstre de grand-père (car il le fut) pour toute notre jeunesse alors que la cour ordonna que nous soyons hébergés chez ce crétin jusqu'à maturité. Les choses furent difficiles, très difficiles. J'ai été battu sans arrêt par ce gorille alcoolique de plus de 200 lbs parce que j'étais LE Caumartin. Cet ignoble enfant né d'une relation sexuelle entre sa fille et mon père. Fait à noter, ma mère avait un frère qui lui, est mort ébouillanté (le croirez-vous?) alors qu'elle était toute jeune!!! Non mais, il était dangereux ce crétin!!! Mais bon, je m'éloigne de Noël....

     Je ne veux dire qu'une chose; Pour avoir été noyé de cadeaux de Noël (par le monstre et mes parents sans cervelle) rien ne vaut l'amour. Le respect, la caresse et le plaisir de dormir chez quelqu'un qui ne vous réveillera pas en pleine nuit pour vous foutre son poing sur la gueule parce qu'il est saoul ou amer pour des raisons qui sont hors de votre contrôle. Pour de nombreuses années, je fus donc la cible privilégiée d'un alcoolique violent qui aimait bien battre un garçon de 70 lbs mouillé, alors que mes "pourtant" frères profitaient d'une trève inexplicable. Quand j'ai donc découvert à la mort de mon père que mes frères étaient en fait les enfants d'un autre homme, j'ai compris. J'étais donc l'élu, la cible et celui que mon bourreau de grand-père adorait pourfendre. Quelle joie de réveiller un garçon de 9 ans pour le lancer sur le mur et appuyer un couteau sur son cou, jusqu'à ce qu'un voisin ne vienne le bousculer et tout le reste (police, résultats scolaires moches, vie perso nulle et besoin d'amour incontrôlable).

Alors, toutes ces choses laides pour ne dire qu'une chose: Tâchez donc d'aimer! Aimez votre partenaire. Aimez vos enfants, Aimez vos parents (si ils le méritent). Aimez la vie et surtout, protégez ceux que vous aimez! Ma plus grande blessure est d'avoir été battu violemment par ceux-là même qui devaient me protéger. Vous ne savez pas à quel point la peur peu détruire une vie. Ma vie scolaire, amoureuse et ma carrière, TOUT fut altéré ou distortionné.

     On se crisse des Ipads, Iphones, patins ou autres cadeaux car ils ne sont pas importants! L'amour est ce qui compte. Vous n'avez pas idée à quel point la peur peut détruire un être humain voire, une jeune personne. J'ai été marié plus de vingt ans avec une femme qui un jour, décida de me laisser. Elle le regrette aujourd'hui mais là n'est pas le point. Bien que vivant une belle relation avec un autre femme aujourd'hui, je dois composer avec le terrible dilemme de ne pas pouvoir vivre avec la femme que j'aime de tout mon coeur..... Je dois vivre avec ce terrible secret jour après jour et il en sera ainsi jusqu'à ce que ma vie se termine je crois..... Mais bon. N'oublions pas le message: Prenez le temps d'aimer. Profitez du fait que vous soyez en couple ou famille. Profitez de l'amour qui flotte autour de vous (même si celui-ci vous pèse lourd certains jours).

Rendez l'amour qu'on vous donne et surtout, n'oubliez pas que rien n'est éternel. Si vous êtes heureux, bénissez vos proches et préparez-vous à vous battre à la vie à la mort pour eux

J'aimerais tant en faire autant et si vous m'êtes fidèles, je vous raconterai comment je suis devenu amoureux fou de la femme de mon père alors que je n'avais que seize ans..... Deuxième Ouf!

Joyeux Noël

Paix sur la terre et plus important, au sein de votre famille

De l'amour et encore de l'amour........ Dieu sait que je suis en manque

Pierre Caumartin