Sunday, April 1, 2012

Les hommes qui boivent du lait voient plus loin


C’est dimanche, ou ce ne l’est plus…..

     Je veux dire que pour moi, le dimanche a toujours été un jour particulier. Comme j’ai été forcé d’aller à l’église toute ma jeunesse, le dimanche était pour moi une trêve un moment de répit. Non seulement étais-je propre et bien peigné mais en prime, il était rare de me voir foutre une raclée par le monstre qui me servait de père alors que garçon. Comme chaque dimanche, nous attendions que Monsieur le monstre ajuste sa cravate et place ses huit cheveux avant de nous entasser dans le Galaxie 500 familial pour le court trajet qui nous menait à l’église des Franciscains.
                      
J’aimais cet endroit. Contre toute attente, cette église était dépouillée de luxe. Pas de vitraux ou the clinquant doré et encore moins de sculptures sorties d’un film de cape et d’épée. Rien. Si, il y avait une croix. Une croix toute simple et de bois, qui pendait à l’arrière de l’autel. Contrairement à l’église de notre paroisse, celle-ci était humble et silencieuse. Si mon souvenir est bon il n’y avait pas de quête, ce moment de stress,  parce que tous voyaient ce que vous déposiez dans le panier qui vous était tendu et bien sûr, si votre offrande était « courte » le bedeau se faisait un plaisir de le souligner sur le parvis de l’église à la vue et au su de tous!  Ouais, j’aimais bien cette église et puis il y avait Marie-France. Elle devait avoir seize ou dix-sept ans et moi du haut de mes 10 ans, je fixais ses magnifiques seins sans arrêt. Tellement qu’un jour, elle découvrit mon stratagème et c’est rouge comme une tomate que je suis rentré à la maison ce jour là. Mon stratagème était tout simple. Je laissais le monstre et le reste de la meute s’asseoir au banc attitré car tout le monde s’assoyait à la même place et moi, je m’esquivais à un de ces petits bancs de côtés qui eux faisaient face au gens qui suivent la messe. De cette façon, je pouvais donc m’asseoir en face de la belle Marie-France et ainsi profiter de son profil et de ses courbes.

Ben vous savez quoi? Elle ne me tint pas rigueur cette chère Marie-France car bien au contraire, elle semblait prendre goût à mes petites séances de voyeurisme. Quand nous étions à genoux, elle ne se gênait pas pour appuyer sa magnifique poitrine sur le dossier du banc qui lui faisait face sachant très bien, qu’elle m’excitait au plus haut point! Mais bon, il n’y avait pas que Marie-France qui m’attirait au rituel païen dominical, il y avait le bois.

     Tout à côté de l’église, il y avait ce que nous appelions le bois des Franciscains. C’était pour nous une mini-forêt dans laquelle nous pouvions nous perdre en vélo ou à pied et y vivre des aventures de toutes sortes. Le dimanche, une fois la messe terminée, tout le monde était invité à descendre au sous-sol pour déguster un verre de muscat et surtout, pour participer à une session de regarde-comme-je-suis-bien-habillé ou encore de laissez-moi-vous-dire-ce-que-j’ai-fais-cette-semaine-à-titre-de-parfait-catholique. Je détestais ces réunions absurdes et surtout d’entendre le monstre se qualifier de ceci et de cela alors qu’il n’était qu’un monstre de haine et de violence avec nous…. Mais bon, ces réunions étaient salutaires car par un miracle divin, un des moines proposa au monstre de me laisser sortir pour aller m’amuser dans le vois. Le monstre étant coincé et ne pouvant perdre la face, acquiesça à la demande de ce moine bénit et hop! Je filais côté jardin pour m’évader dans le bois fantastique. C’était un moment magique. Pas de supervision. La liberté totale et croyez-moi, j’en profitais. Je me créais des histoires dingues du genre; « Tu es perdu en forêt. Tu n’as pas d’eau, pas de nourriture et il te faut survivre. Que fais-tu? »….. Tout était possible. Je pouvais être un commando spécial en mission ou encore, un explorateur à la recherche de trésors Mayas. Quand la chance me souriait, je pouvais y être une heure, des fois plus! Quelle jouissance que de pouvoir crier de toutes mes forces sans que personne ne s’alarme. Puis un jour l’impossible se matérialisa. J’entendis un craquement, puis un autre. Quelqu’un ou quelque chose se dirigeait vers moi.

D’abord j’eu peur. Pas le gros chien jaune! Je n’ai pas confiance en lui. Et si c’était un maniaque? Personne ne saura ce qui est advenu de moi! J’aurai beau crier, je pourrais mourir ici, là, maintenant et la bande d’imbécile qui sirote du muscat n’entendrait rien. Mon cœur battait vite et mon souffle était court. Vite! Cache-toi crétin. Tâche d’éviter d’être vu, tâche de

« Allo. »
    Mon cœur s’arrêta de battre. Mes jambes me lâchèrent et je tombai assis sur une souche en réalisant ce qui m’arrivait. Elle était là, devant moi. C’était bien elle en chair et en os. Marie-France.

Ma bouche était ouverte mais j’étais aphone. Elle portait un chemisier blanc immaculé fort bien ajusté aux boutons dorés. Sa jupe Écossaise était retenue à la taille par une large ceinture de cuir noir et alors qu’elle marchait vers moi, je n’ai même pas réalisé qu’elle avait des jambes. Mes yeux étaient rivés aux siens. De beaux grands yeux bruns qui m’intimidaient au plus haut point. Une fois près de moi, elle écarta les jambes pour s’asseoir sur mes cuisses. Je savais que ma dernière heure était arrivée. Mon cœur allait me sortir de la poitrine. J’ai essayé de dire quelque chose mais elle posa sa main sur mes lèvres. Je crois ne pas avoir cligné des yeux une seule fois. Quelle odeur elle avait! Un parfum sucré et envoûtant. Depuis ce jour, je cherche cette fragrance mais je ne trouve rien.

     Marie-France souriait. Lentement, elle approcha mes mains de sa poitrine. Mes mains tremblaient. Quand j’ai senti le matériel soyeux de sa blouse, j’ai cru exploser. Ses seins étaient lourds et je sentais très bien ses mamelons en bougeant ma main.

« PIERRE! T’es où? »

Merde! Me dis-je. C’est mon frère! Et hop! Fini l’aventure de la semaine. Fini ce moment de liberté totale et ce fut et de loin, mon plus beau phantasme à vie jusqu’à ce que mon frère ne pète ma bulle et mon rêve de par le fait même. Ai-je embrassé Marie-France par la suite? Nan. En cessant les messes du dimanche, je ne l’ai jamais revue mais je peux vous assurer d’une chose; Cette grande fille peuplait mes rêves comme elle le fit lorsqu’assis sur cette souche dans le bois des Franciscains. Elle était la femme idéale pour le jeune garçon que j’étais. D’ailleurs je me demande à ce jour ce qu’elle est devenue.

Et pourquoi les hommes qui boivent du lait voient-ils plus loin? Tout simplement parce qu’après avoir bu un peu de lait Lactantia 2% ce matin, j’ai déposé l’objet sur la table et réalisa qu’il m’était encore possible de lire les petits caractères imprimés….

                                           …..D’où le titre.

Sunday, January 29, 2012

Procès Shafia: Allah est grand


Le verdict est tombé; Coupables de meurtres prémédités

     Mohammad Shafia, son épouse Tooba Yahyah et leur fils Hamed viennent d’écoper de la prison à vie pour les meurtres de Zainab, 19 ans, Sahar, 17 ans, Geeti, 13 ans et Rona, 53 ans, qui ont été trouvées noyées dans une Nissan Sentra au fond d’une écluse de Kingston le matin du 30 juin 2009. Justice est faite….

Depuis le début de ce procès, j’ai l’estomac retourné. Si vous avez le moindre doute à propos de la culpabilité des accusés regardez et surtout, analysez les faits : Selon les témoignages, Hamed a décidé de suivre sa plus jeune sœur qui selon lui, avait décidé de conduire la voiture alors qu’en présence de ses sœurs et de Rona (épouse de Mohammad). Primo, quelqu’un peut-il m’expliquer comment une mineure fut en mesure de prendre le volant d’une voiture alors que le père, Mohammad Shafia, exerçait un contrôle maladif et malsain sur ses enfants? Deuxièmement, si Hamed a accidentellement poussé la voiture dans laquelle ses sœurs et mère se trouvaient, comment expliquer l’absence de réaction des occupantes? Les plongeurs étaient estomaqués. Ils ont trouvé les corps entrelacés et aucun signe de tentative d’évasion alors que la fenêtre de la voiture était ouverte et que la voiture a très certainement sombré lentement….. Le sang me glace.

     Tout le monde semble oublier que les victimes affichaient des blessures à la tête. Furent-elles frappées? Ou encore noyées au préalable? Je ne veux pas être sensationnaliste mais bordel! Il est clair que tout ça fut un coup monté. Pas de doute possible…. Les policiers ont fait un travail remarquable à mes yeux. Il est très difficile d’analyser ce type de situation puisqu’il est loin mais très loin, de ce que nous connaissons. Comment parler de polygamie ou de religion (en l’occurrence du Coran) alors que ces notions nous sont tout à fait étrangères. Vous n’avez qu’à consulter le Coran à propos de la polygamie pour ressentir le clivage qui existe entre notre monde et le leur :


Coran (Traduction de Kasimirski), Sourate 4 :

3. Si vous craignez d’être injustes envers les orphelins, n’épousez que peu de femmes, deux, trois ou quatre parmi celles qui vous auront plus. Si vous craignez encore d’être injustes, n’en épousez qu’une seule ou une esclave. Cette conduite vous aidera plus facilement à être justes. Assignez librement à vos femmes leurs dots; et s’il leur plaît de vous en remettre une partie, jouissez-en commodément et à votre aise.

La polygamie (un mari avec plusieurs femmes) n’est pas une obligation, elle est un droit donné à l’homme. Toutefois, il n’est pas permit de prendre plusieurs femmes dans les deux cas suivants :

-Si l’on ne peut pas être équitable avec chacune de ses femmes (temps consacré, biens….

-Si la première femme a fait préciser dans le contrat de mariage qu’elle n’acceptait pas la polygamie de son mari. La seule solution pour le mari est alors de divorcer.

Il est important de noter que certains pays musulmans ou à majorité musulmane ont interdit la polygamie :

-Tunisie

-Turquie

Ou bien l’on rendu très compliquée :

-Maroc

Comme vous pouvez le lire et si vous êtes une femme, pas évident de juger un tel propos. Nous vivons avec d’autres préceptes et encore une fois, j’aimerais signaler à mes amis Musulmans que je ne juge pas leur façon de vivre ou leur religion. Je ne tiens qu’à préciser que nos valeurs ne nous permettent pas de véhiculer de telles largesses. Voyez ce que le mariage est, selon le Coran :

Le mariage (zawaj) tiens une place majeure dans l’islam car la structure de base de la société islamique est la famille. Le Coran et la tradition (Sunna) conseillent de se marier et de marier ses proches. Mais le mariage islamique n’est pas un sacrement comme le mariage chrétien, c’est un contrat (nikah) passé entre la femme et l’homme


     Encore une fois, je ne veux pas pourfendre les croyants et ce, peu importe votre religion. Je respecte votre point de vue et vous demande de faire de même avec l’athée que je suis. Je ne crois pas en une force supérieure. Je ne crois pas en une société évolutive si celle-ci est castrée par des principes religieux et des dogmes qui empêchent l’évolution philosophique et morale. Mais une chose est certaine : Vous venez chez nous. Vous voulez vivre avec nous. Alors, respectez nos valeurs et nos lois car celles-ci furent l’aboutissement conclusif de nombreux combats et analyses. La sentence qui fut prononcée aujourd’hui lance un signal on ne peut plus clair : Respectez la vie et les mœurs de vos proches lorsqu’ici. Sinon, vous apprendrez à vos dépens que nous ferons ce qu’il faut pour vous condamner si vous adoptez des comportements criminels selon nos chartes et nos lois.



Pour conclure et comme je l’ai mentionné, je ne suis pas croyant. Mais si les dieux existent, alors je n’ai que ceci à dire :

Allah est grand



Pierre Caumartin

Saturday, January 21, 2012

À propos du DG du CH

Monsieur Gauthier,
Je n'oublierai jamais votre boutade condescendante à propos de l'unilinguisme de Conneyworth: "Une langue, ça s'apprend".... Alors sachez que le talent d'être directeur général lui, ne s'apprend pas! C'est quelque chose d'inné et d'intimement lié à ce que nous conviendrons d'appeler le "leadership". Votre dédain des médias et votre laxisme en ce qui a trait à la communication en général, sont la preuve patente que vous n'avez pas ce qu'il faut pour faire le travail pour lequel vous êtes payé. Ayez l'élégance de céder votre place à l'enthousiasme et à la chaleur humaine car il est clair pour nous tous que vous vous croyez mèche, alors que vous n'êtes que suif....

Sunday, January 1, 2012

Mes voeux pour l'an 2012 et le résultat de ma recette


Sans m’éterniser, je tiens à vous souhaiter une année 2012 à la hauteur de vos attentes!



     L’année qui se termine en fut une des plus difficiles pour bon nombre d’entre nous et votre humble serviteur fait partie de ce groupe. N’oublions pas que certaines personnes ne seront plus avec nous cette année et je pense qu’il est très important d’avoir une pensée pour ceux et celles qui nous ont quitté en 2011. Nous sommes malgré tout très chanceux de vivre dans un coin du monde où notre vie n’est pas en danger à chaque instant. Nous nous devons de chérir ce fait et la chance que nous avons de vivre en milieu démocratique car pour des millions de personnes en ce moment même, le seul et unique choix est celui de la survie…..

Nous ne pouvons oublier que de nombreux artisans de l’industrie cinématographique de chez nous, furent trompés par des producteurs malicieux. Nous avons souffert comme vous, des contrecoups de ces événements et croyez-moi, ces ordures vont voir que nous avons une mémoire collective très efficace en ce qui concerne les bandits de grands chemins…. La vie a une de ces façons de vous donner la réplique….

L’année qui se termine est sertie de couples qui tombèrent au combat, de nombreux artisans qui ont quitté le domaine faute de confiance ou de travail dans le milieu. Elle fut pour une majorité d’entre nous une  annus horribilis que tous tenteront d’oublier en 2012 qui elle pour sa part, semble remplie de promesses et d’action! Gardons le menton bien haut, chers amis!! Nous avons un ou des talents, un toit, la santé et notre futur immédiat n’en tient qu’à nous. Serrons les coudes et tâchons de tricoter de façon bien serrée le groupe que nous formons : Ceux qui servent l’industrie du cinéma de chez nous. Je tiens à vous remercier tous et toutes pour cette année qui vient de passer. Vous m’avez fait rire aux éclats, réfléchir, pleurer et pour certains, vous m’avez tout simplement donné le courage de traverser la tempête que fut 2011 (vous savez qui vous êtes)

     Je lève donc mon verre à vos pensées, vos idées et vos âmes qui pour moi, sont des diamants distincts et précieux.

Bonne et heureuse année!

Que 2012 soit une année de joie, de tendresse et de respect pour vous tous!

Je vous aime



Pierre Caumartin


Ps; Le CH n’a pas gagné ce soir. Par contre, je crois que le club s’est gagné le cœur de M. Molson qui selon moi, va faire tout un ménage avant la fin de la saison….





Résultat final de ma recette de "Short Ribs"       :)  

Bonne année